Maison autonome : Comment passer à l’auto-consommation ?

Avant de se lancer dans l'auto-consommation de l'énergie produite grâce à des panneaux photovoltaïques, il est important de bien évaluer ses besoins pour dimensionner son installation en conséquence.

Voici les 4 étapes à suivre si vous souhaitez vous lancer dans l’auto-consommation grâce aux panneaux solaires installés sur votre construction Solaire Box !

Etape 1 : Evaluer ses besoins

La première étape est d’établir précisément quelle est la consommation de votre foyer sur une année, en fonction des appareils que vous utilisez au quotidien. Chacun de vos appareils électriques a une puissance nominale exprimée en watt. Pour obtenir sa consommation d’électricité, on parle en kilowatt heure (le nombre de Watts consommés en cas de fonctionnement continu pendant une heure).

Pour calculer au plus juste sa consommation énergétique, il faut donc prendre en compte la consommation de tous ses appareils. En moyenne, une maison de 75m² où le mode de chauffage n’est pas électrique consommera sur un an 1 500 kWh, lorsqu’une maison de 150 m² consommera 2 200 kWh. Le chauffage représente généralement un peu plus de 50% de la consommation énergétique d’une maison. Opter pour un chauffage au gaz plutôt que pour un chauffage électrique aura donc un impact important sur la consommation du foyer.

Afin d’estimer précisémment vos besoins en fonction de la composition et des habitudes de votre foyer, vous pouvez utiliser un simulateur.

Etape 2 : Dimensionner son installation

Une fois que l’on connaît sa consommation annuelle, il faut dimensionner son installation en conséquence. Pour estimer sa production, il faut prendre en compte la puissance installée, qui dépend du nombre de modules photovoltaïques, et de l’ensoleillement moyen mesuré sur une année.

On exprime la puissance des modules photovoltaïques en kilowatt crête (kWc), c’est-à-dire la capacité de production d’un module dans des conditions standardisées (rayonnement solaire et conditions de température normalisées). Sur nos plus grands modèles de Solaire Box, nous installons l’équivalent de 9 kWc.

Pour calculer sa production potentielle, il faut ensuite considérer l’ensoleillement moyen sur une année, ce qui dépend de la région où sont installés les panneaux.

 

 

  • Une installation de 9kWc en région Aquitaine produira sur une année environ 10 800 kWh. 
  • Une installation de 3kWc dans le Nord produira sur une année environ 2700 kWh.

 

 

 

 

 

Etape 3 : Optimiser la répartition horaire de sa consommation

Il est également important d’estimer la répartition de sa consommation tout au long de la journée. Pour cela vous pouvez utiliser un boîtier de mesure intelligent, trouvable dans un magasin de bricolage, ou tout simplement analyser les consommations enregistrées par votre compteur Linky.


Il faut ensuite comparer la répartition de la consommation avec la répartition de la production. En France métropolitaine, les deux ne coïncident pas : en hiver par exemple, la majorité de l’énergie sera consommée le soir pour le chauffage, alors qu’il n’y aura plus de soleil. Il faut donc tenter d’optimiser au maximum ses consommations dans la journée (faire fonctionner son chauffe eau et sa machine à laver le matin par exemple).

 

Etape 4 : Miser sur le stockage

Malgré une optimisation rigoureuse de sa consommation, il est très rare d’être en mesure de couvrir complètement ses besoins en énergie grâce au solaire, notamment la nuit et en hiver. Le stockage à l’aide d’une batterie va ainsi permettre d’emmagasiner le surplus produit pendant la journée pour l’utiliser la nuit.

Cependant, l’installation de batteries a un coût et il est donc nécessaire de bien dimensionner et optimiser ses consommations pour éviter d’être à court d’énergie (en particulier dans le cas d’un site totalement isolé où le raccordement au réseau n’est tout simplement pas possible ou trop coûteux).

Pour ne pas surdimensionner votre équipement “panneaux solaires + batterie”, le plus sûr reste bien entendu de raccorder son installation au réseau public, pour ne pas se retrouver à court d’électricité en cas de sous-production ou de sur-consommation ponctuelle.

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