Les 10 idées reçues sur les maisons en bois

Moins solides, moins durables... Les maisons en bois ont parfois une mauvaise image dans l'imaginaire collectif en comparaison avec les maisons traditionnelles. Pourtant, elles n'ont rien à envier aux maisons en pierre, brique ou parpaing... Il est temps de déconstruire ces idées reçues !

1) Une maison en bois est moins solide qu’une maison classique
Les constructions bois sont très courantes depuis l’Antiquité en Europe et en Asie, et certaines d’entre elles existent encore après plusieurs siècles, comme des églises norvégiennes du XIIème siècle, ou des temples japonais du VIIè siècle. De nombreuses constructions à colombages de nos centres historiques français sont également construites en bois et datent du Moyen-Age.

Sans remonter jusqu’à des époques aussi anciennes, il existe dans des régions montagneuses des constructions en bois ayant déjà plusieurs dizaines voire centaines d’années et qui sont toujours intactes. Plus léger que le béton ou la pierre, le bois est en effet moins sujet aux tassements et fissures. Et comme pour tout bâtiment, c’est la qualité de la conception et le soin apporté à la construction et aux finitions, puis son entretien régulier, qui vont être décisifs pour la faire durer dans le temps.

 

2) Le bois est plus difficile d’entretien et vieillit mal
En utilisant un bois naturellement imputrescible comme le pin Douglas, qui ne nécessite aucun traitement chimique, aucun entretien n’est obligatoire une fois la construction terminée. Si vous souhaitez que le Douglas conserve sa jolie teinte rosée, il peut être néanmoins nécéssaire d’appliquer une lasure sur les parties exposées à la pluie et aux UV, sous peine de voir le bois grisonner légèrement. Ce changement est purement esthétique et n’a aucun impact sur la solidité de la maison.

Le seul traitement qui peut s’avérer indispensable est un traitement contre les termites dans les zones concernées. Ce traitement se fait en une fois lors de la fabrication en usine, est il n’est pas nécessaire de le renouveller. Il sera de toute façon nécessaire pour tout type de construction, qu’elle soit en bois ou en béton, car il ne faut pas oublier que toutes les charpentes sont réalisées en bois.

 

3) Le bois c’est bien pour les chalets de montagne, ça n’ira pas dans le style de ma région
Le bois est utilisé dans plein de régions différentes et pas uniquement en zone montagneuse. Ainsi, on construit par exemple des maisons en bois au Cap Ferret ou aux Antilles, dans un style totalement différent.

Si vous n’appréciez vraiment pas le style “tout bois”, il est possible d’opter pour des options de finitions qui mèlent crépis blanc et des touches de bardage bois, pour donner à votre maison un aspect contemporain et original.

 

4) Il est dangereux d’avoir une maison en bois car elle brûle plus facilement
Nous entendons très souvent cette remarque concernant les maisons en bois, et pourtant c’est totalement faux. Aussi surprenant que cela puisse paraître, une construction en bois résiste plus longtemps au feu qu’un construction classique en cas d’incendie. Le bois transmet 10 fois moins vite la chaleur que le béton, et 250 fois moins vite que l’acier.

De plus, il n’explose pas mais brûle en se consumant lentement, et sa teneur en eau entraîne la création d’une croûte carbonisée qui freine la combustion. Enfin, il conserve plus longtemps que les autres matériaux ses capacités mécaniques et de portance. En cas d’incendie, une maison à ossature bois reste donc debout plus longtemps.

 

5) Le bois moisit dans les zones humides 
L’humidité peut dans certains cas être l’ennemie du bois, mais il existe des essences qui sont naturellement imputrescibles et empêchent la prolifération de champignons ou moisissures.
C’est le cas du pin Douglas par exemple, utilisé dans nos constructions, mais également du cèdre, du mélèze ou du teck. On construit ainsi en bois sur les façades maritimes françaises, sur le bassin d’Arcachon ou en Normandie par exemple, ou encore en Scandinavie.

 

6) Les maisons en bois sont moins bien isolées
Tout comme les maisons en béton, tout dépend du type d’isolant choisi. Les maisons en bois sont compatibles avec tous les types isolants, mais l’idéal est d’utiliser de la fible de bois, qui a de très bonnes performances énergétiques pour une épaisseur plus faible que la laine de verre ou le polystyrène par exemple. Il ne faut pas non plus oublier que le bois est en lui même un meilleur isolant que la pierre ou le parpaing. AInsi, à épaisseur de mur équivalente, une maison en bois sera mieux isolée qu’une maison traditionnelle.

La nouvelle norme RE 2020, qui va remplacer la RT 2012 pour les constructions neuves, intègre toujours des normes concernant l’isolation, mais favorise également l’utilisation de matériaux plus durables et respectueux de l’environnement. Les isolants végétaux comme la fibre de bois, le chanvre ou la ouate de cellulose vont ainsi avoir le vent en poupe dans les années à venir !

 

7) Construire en bois n’est pas écologique car cela contribue à la déforestation et à importer du bois depuis l’étranger
Certains constructeurs de maisons en bois importent en effet des matières premières issues d’autres pays européens, notamment d’Europe de l’est. Chez Solaire Box, nous utilisons exclusivement du bois français issu de forêts éco-gérées au label PEFC. Il existe une très bonne filière bois en France, qui garantit une gestion responsable des ressources forestières. Tout arbre coupé est ainsi systématiquement replanté afin de garantir un reboisement des zones exploitées.

De plus, il faut également garder en tête que le bois est un matériau beaucoup moins polluant que le béton par exemple, qui nécessite de grandes quantités d’eau et de sable prélevé directement dans les océans. Il en est de même lorsque l’on considère le bilan carbone et les émissions de gaz à effet de serre des constructions en bois sur toute leur durée de vie, de la production des matières premières jusqu’à leur recyclage : elles se révèlent plus avantageuses que leurs équivalents en béton ou en métal.

Enfin tout est mis en place pour limiter le gaspillage en usine : si pour réaliser une maison seulement 50% d’un tronc d’un arbre est effectivement utilisé, les chutes ne sont pas jetées pour autant mais valorisées pour réaliser des panneaux agglomérés. 


8) Les maisons en bois sont beaucoup plus chères que les maisons traditionnelles

Tout d’abord, il faut avoir en tête qu’il existe des maisons à tous les prix, qu’elles soient construites en bois ou en béton. Si l’on considère une surface et un niveau de fintion équivalents, les maisons bois ne sont pas plus chères que les maisons traditionnelles.
Certes, l’ossature bois sera un peu plus chère, mais la maison sera plus légère et nécessitera des fondations moins profondes et donc moins coûteuses par exemple. Si l’on considère  l’ensemble du projet, le tarif sera ainsi équivalent.

Enfin, les économies d’énergie réalisées grâce aux très bonnes performances d’isolation du bois permettront de faire des économies sur le long terme.


9) Les banques ne font pas de prêt immobilier pour une maison en bois
C’est totalement faux. Les banques ne peuvent pas refuser de débloquer un financement pour une maison en bois, qui offrira exactement les mêmes garanties et respectera les mêmes normes qu’une construction en béton (garantie décennale, contrat de construction de maison individuelle, RT 2012, assurance dommage ouvrage etc). Plus de 12 000 maisons en ossature bois sont ainsi construites chaque année en France, ce qui représente environ 10% de toutes les constructions. Il n’y a donc aucune raison objective pour une banque de vous refuser un prêt sous prétexte que vous construisez une maison en bois. Si cela était le cas, n’hésitez pas à vous renseigner auprès d’autres organismes de prêt.


10) Les maisons en bois s’écroulent plus facilement
Ce qui est vrai dans le conte des 3 petits cochons ne l’est pas dans la vraie vie 😉 Les maisons en bois ne sont pas moins résistantes aux forts vents ou aux séismes que les maisons en pierre. La plupart des maisons antillaises sont ainsi construites en bois, alors que les normes anti-sismiques et anti-cycloniques sont bien plus contraignantes qu’en France métropolitaine.

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