Quel est le bilan carbone d’une maison Solaire Box ?

Nous sommes fiers d'annoncer que grâce aux différents choix de conception que nous avons faits, nos maisons présentent un bilan carbone neutre, c’est à dire qu’elles émettent autant de gaz à effet de serre qu’elles permettent d’économiser. Mais comment cela se calcule-t-il exactement ?

Nous vous dévoilons aujourd’hui le calcul qui nous a permis d’affirmer que nos maisons présentent un bilan carbone neutre, ce qui est une excellente nouvelle pour la planète, et quelque chose d’unique à l’heure actuelle sur le marché français. Au-delà de la question des chiffres et du calcul, notre logique a toujours été d’agir en priorité sur les postes qui consomment le plus au sein d’un bâtiment, afin de  les réduire au minimum. 

Pour  vous donner un ordre de grandeur, un français moyen émet environ 7 tonnes par an, si l’on considère uniquement les émissions produites en France (source : Ademe). Les consommations liées au logement (et surtout au chauffage) représentent près de 30% de ces 7 tonnes annuels, juste devant le transport, soit 2,1 tonnes annuelles.

Voici de manière détaillée le façon dont nous avons effectué le calcul du bilan carbone.

  1. Les éléments à considérer
    La première étape du bilan carbone est de savoir plus précisément ce qui doit être comptabilisé. Il est en effet important de considérer toute les étapes de ce cycle de vie de la maison : 
    • Sa construction : les émissions de CO2 lors de la construction sont principalement liées à la production des matériaux utilisés (charpente, murs, isolation, menuiserie etc), mais aussi au transport de ces matériaux jusqu’au chantier, ainsi qu’au recyclage des déchets du chantier
    • Son occupation: lorsque des habitants vivent dans la maison, ils utilisent de l’énergie pour se chauffer, alimenter les appareils électro-ménagers, etc.
    • Sa démolition : dans le cadre de notre étude, on se place sur une durée de 30 ans, pour une maison construite en 2019. La démolition de la maison n’aura pas lieu avant 50 ans au minimum, voire beaucoup plus si elle est bien entretenue donc nous ne l’avons pas pris en compte ici.

 

  1. Les hypothèses de calcul

Nous considérons pour cette étude  le cas d’une maison de 110 m² à étage (qui correspond chez Solaire Box à notre modèle Alba), qui possède une terrasse extérieure en bois et un garage de 20 m² non isolé. Cette maison possède trois chambres, une salle d’eau principale et une salle d’eau secondaire. Son sol est du parquet en chêne massif et son escalier est réalisé en bois également. Il y a du carrelage dans les deux pièces d’eau uniquement.

Notre maison est équipée d’une toiture photovoltaïque d’une puissance de 9 kWc, et elle est située dans la banlieue de Bordeaux, avec un accès aux transports en commun. Elle est équipée également d’un poêle à granulés qui est son mode de chauffage principal, car il offre un très bon rendement énergétique tout en garantissant un grand niveau de confort.

Cette maison Alba consomme ainsi en termes d’énergie 50 kWh/m²/an (soit au total 5500 kWh annuels), dont 15 kWh/m²/an sont dédiés au chauffage (soit 1650 kWh/an).

La maison a été construite à partir des matériaux Solaire Box habituellement utilisés dans nos maisons : réalisés en pin Douglas du Morvan, les murs sont fabriqués dans notre usine partenaire en Haute-Saône (soit à moins de 100 km du lieu de coupe des arbres), les menuiseries ont été produites en France, tout comme les panneaux solaires. Nos équipes ont également fait le déplacement jusqu’au chantier pour installer la Solaire Box. 700 km ont ainsi été parcourus par un semi-remorque depuis la Haute-Saône pour acheminer les murs, et autant par notre équipe en camion pour venir jusqu’au chantier.

 

  1. La construction 

D’après les données partagées par le cabinet d’étude Xpair, et l’étude réalisée par Olivier Papin, consultant et formateur pour l’ADEME, le CO2 émis lors de la construction d’une maison bas carbone sont estimées à 380 kilogrammes de CO2 par mètre carré habitable. L’étude d’Olivier Papin est réalisée pour une maison répondant aux mêmes caractéristiques que la notre, mais qui fait 135 m². Notre maison est légèrement plus petite, mais certaines émissions liées au chantier sont indépendantes de la taille de la maison (transport, déplacement des équipes, plomberie et électricité, etc). Nous avons donc estimé les émissions de notre Solaire Box à 400 kilogrammes de CO2 émis par mètre carré habitable, soit au total 44 tonnes de CO2 pour l’ensemble du chantier.

Par ailleurs, l’étude de Xpair nous rappelle que le bois stocke du carbone. Olivier Papin estime ainsi que 26 tonnes de CO2 sont stockés dans cette maison de 135 m². Une règle de proportionnalité nous donne 21 tonnes pour notre maison de 110 m².

On peut dont soustraire ces 21 tonnes aux 44 tonnes émises du chantier, soit un bilan pour la partie construction de 23 tonnes de CO2 émises.

 

  1. Les panneaux solaires

Une des principales caractéristiques des maisons Solaire Box est qu’elles sont équipées de panneaux solaires. Ces panneaux solaires sont produits en France à partir de silicium monocristallin, dans une usine à Saint-Herblain près de Nantes. Ils sont donc produits à partir d’énergie issue du mix énergétique français, et transportés sur une faible distance (quelques centaines de kilomètres tout au plus). D’après les données de l’ADEME, un panneau solaire, utilisé pendant 30 ans produit en moyenne 30 grammes de CO2 / kWh (on considère ici la partie basse de la fourchette car on se place sur 30 ans et non sur 20 ans).

Dans le cas de notre maison Alba située près de Bordeaux avec une puissance installée de 9 kWc, elle va produire en moyenne 10 800 kWh par an, soit 324 000 kWh sur 30 ans. On peut donc estimer que le fait d’installer des panneaux solaires sur la maison va émettre environ 9,72 tonnes de CO2 sur 30 ans.

 

  1. L’occupation

Lors de son occupation par des habitants, la maison consommera 5500 kWh d’énergie par an, dont 1650 kWh seront dédiés au chauffage avec le poêle à granulés. A raison de 42 gr de C02 émis par kWh produit, le poêle à granulés émettra 1,98 tonnes de CO2 sur 30 ans.

Par ailleurs, l’électricité produite par les panneaux solaires va être utilisée pour alimenter la maison (à hauteur de 3850 kWh annuels environ, soit 115 500 kWh sur 30 ans). Ce sera donc autant d’énergie qui n’aura pas besoin d’être produite en France (ou importée depuis les pays voisins européens). En considérant le mix énergétique français actuel et les importations ponctuelles d’électricité d’origine européenne (pour faire face aux fortes demandes), un kWh consommé en France émet environ 110 grammes de CO2 (selon la méthode d’allocation utilisée par l’ADEME). Si l’on considère que ces émissions seront stables durant les 30 prochaines années, ce seront donc 9,24 tonnes de CO2 qui vont être économisées.

De plus, le surplus d’énergie produit par les panneaux solaires va être réinjecté dans le réseau, ce qui représente environ 6950 kWh par an (soit 208 500 kWh sur 30 ans). Ce sont ainsi 16,7 tonnes de CO2 supplémentaires qui seront économisées sur 30 ans.

 

  1. On fait le bilan : 

Si on additionne et soustrait les différentes sources d’émissions et d’économies de CO2, voici ce que l’on obtient :

En termes d’émissions de C02: 
Chantier :
 44 tonnes
Panneaux solaires : 9,72 tonnes émises
Chauffage au poêle 1,98 tonnes émis
Total : 55,7 tonnes

En termes d’économies de CO2 :
Carbone stocké par le bois : 21 tonnes
Production solaire auto-consommée : 12,7 tonnes
Production solaire réinjectée : 22,9 tonnes
Total : 56,6 tonnes

Cela représente donc un gain de 0,9 tonnes de CO2 sur 30 ans, et donc un bilan carbone positif !

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