Le Japon 6 ans après Fukushima

L’énergie nucléaire n’a pas beaucoup de chance de retrouver sa place dans la production d’énergie au japon. De plus, les énergies renouvelables se développent, malgré les freins politiques.

Un retour à l’énergie atomique

Après avoir fournis près du quart de son électricité par l’énergie nucléaire le Japon s’est retrouvé sans réacteurs actifs entre 2011 et 2013. L’arrêt brutal des réacteurs à été bien accueillis par les Japonais, soucieux et conscient qu’une catastrophe de même ampleur n’était pas impossible.

Depuis, même si la production d’électricité est suffisante, le premier ministre Shinzō Abe a décidé de revenir sur sa décision de stopper les réacteurs et de relancer le nucléaire. Et ce, bien que près de 80% de la population soit défavorable à l’énergie nucléaire.

A l’heure actuelle, 2 réacteurs sont en activité au Japon et un troisième devra bientôt fonctionner. Bien loin des 44 autres réacteurs inactifs, dont la moitié (22) en examen.

La place grandissante des énergies renouvelables

Ce coup d’arrêt brutal à favoriser le développement des énergies renouvelables, qui ont eu un fort développement à partir de 2012. Celles-ci sont passées de 10% en 2012 à 15% de la production électrique nipponne fin 2016. Et c’est l’énergie solaire photovoltaïque, qui se démarque parmi toutes en fournissant 90% de cette énergie.

Malgré ce fort développement, il est important de noter que c’est grâce aux énergies fossiles que le Japon a su combler le manque d’électricité dû à l’arrêt soudain de la production nucléaire.

Beaucoup d’efforts sont faits pour augmenter la part des énergies renouvelable dans le mix énergétique nippon avec comme objectif ambitieux d’atteindre 50% de la fourniture de chaleur et d’électricité issu de la production d’énergie renouvelable.

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